• Il y a des jours qui s'égrennent en cascades

    Il y a des jours comme des larmes de palme

    Des grains de sable en coulis de fraise

    Un parapluie de semences pour retenir les libellules

    Un adieu aux morts déployant des azurs zéphyrins

    Il y a des jours sans queue ni tête

    Les mots jouent à l'absurde sur un air de poésie

    Il y a des jours comme des soleil roses

    Déployant des océans de dunes

    Aux couleurs du rêve

    Il y a des jours comme la naissance d'un papillon

    Une balafre de joie en travers du coeur

    Et des douceurs de bonheur au milieu de l'été

    « Sur le chemin des sorcières - J'aurais dû me méfier - Dan Rodgerson - Numérique

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 14 Juin à 08:57

    Oui Marie, il y a des jours comme ça et il y en a d'autres bien différents... Mais l'essentiel, c'est qu'il y ait des jours, beaucoup de jours, afin de pouvoir les remodeler.

    Bisous Marie

      • Mercredi 14 Juin à 19:43

        Les créer, les inventer, les repeindre, les chanter, les danser, les pleurer, les jouer comme des chapelets de voiliers qui prennent le large, le vent dans les voiles, le rêve au firmament, la barre ferme et la route fantasque. Des chapelets de voiliers, tous différents en ronde de jeux.

        Bise Margimond. Douce soirée...

    2
    Samedi 17 Juin à 00:37
    Et pour chacun ce jour se pare souvent d'un parfum différent..
    Merci de tes mots bouleversants
    3
    Samedi 17 Juin à 03:33

    Hello Virevolte !

    Le bon vent te ramène. Il a un parfum d'enfance et de tartines de confiture,

    De renard à l'affût et de cartable jeté au loin

    Pour aller faire des ricochets sur la rivière.

    Bise

      • Mercredi 21 Juin à 17:37

        Ah ! Ah ! smileje ne commente pas beaucoup en ce moment mais j'essaie de lire, les journées sont trop courtes ou bien il y a trop de choses à faire en ce mois de juin qui annonce la fin de l'école. 

        Il y a des jours qui paraissent plus courts que d'autres...

        il y a des jours où on sait qu'on n'aura jamais le temps de tout faire...

        ce n'est pas grave, on se rattrapera ensuite ! ;)

        cet après-midi comme il m'est impossible de faire ce que j'avais prévu à cause de la chaleur et bien je rattrape un peu la lecture des blogs .

      • Vendredi 23 Juin à 00:06

        Hello Virevolte,

        Je suis en train de vivre l'épopée que tu as eu le courage de traverser, il y a déjà quelques temps déjà, avec tes enfants.

        J'ai quitté un conjoint maltraitant et extrêmement dangereux.

        J'y ai tout perdu : mes deux enfants qu'il a manipulés et profondément déstabilisés. Le contact a été brisé par la médisance alors que nous avions une très belle relation aimante, nourrissante et respectueuse. J'y ai tout perdu : ma maison et mon magnifique jardin, mon travail, mes amis, mon estime, la capacité de peindre, l'énergie d'écrire, ...

        J'y ai gagné la foi, la dignité, celles qui m'autorisent à dire que quelle que soit la situation que je vis ou la haine dont on m'assaille, c'est l'amour, la bienveillance et le pardon que je choisis.

        J'ai obtenu le soutien de la Gendarmerie qui m'a permis de tenir depuis des mois. Je rencontre le déni de la justice qui refuse de me protéger. Je suis sans domicile depuis 2 mois, étant partie en urgence, avec des affaires pour 4 jours, pour ne pas  laisser mon conjoint mener à bout ses menaces de me tuer et ses tentatives de me faire interner arbitrairement en psychiatrie. Je devais rejoindre un écolieu, y trouver le gîte et le couvert. J'avais préparé ma venue depuis trois mois : échanges de mails, de coups de téléphone. Tout était prêt pour un départ das des conditions acceptables.  Je devais rester 4 jours et revenir définitivement quinze jours plus tard.

        Mon conjoint était passé par là avec ses mensonges, ses médisances, son envie de me détruire. J'ai été reçue avec une mauvaise foi que je ne comprenais pas, me suis retrouvée mise à la porte sans explications et sans autres solutions.

        Il avait été tellement insultant, violent et rabaissant lors de mon départ que j'ai organisé à son insu que je n'ai plus remis les pieds à mon ancien domicile depuis le 25 avril.

        Je n'ai pas de liens avec mes familles d'origine qui étaient très maltraitantes et que je ne vois plus depuis 16 ans. Je n'ai plus d'enfants puisque la famille est brisée. Il me reste encore un peu d'argent pour payer mon hébergement et mes repas.

        J'ai compris quelques semaines plus tard qu'il avait récupéré mes adresses de secours pour m'y griller quand la deuxième fermière que j'appelais pour du travail m'a dit qu'il était passé avant moi, par téléphone interposé, pour me calomnier. Elle a insisté pour me conseiller de lui  cacher formellement mes adresses car il me poursuivrait toute ma vie...  J'espérais partir à 800 kms de ce qui était devenu son domicile, bien que j'en sois en partie propriétaire. Elle n'avait plus de place. Ma deuxième solution viable s'écroulait.

        J'ai dormi dans ma voiture. Été hébergée gratuitement une nuit par un directeur d'hôtel, ému, alors que je m'apprêtais à passer la nuit dans le fossé jouxtant son établissement. Un samedi soir. Ma voiture en panne à 3kms de là. Trop épuisée pour refaire le trajet jusqu'à sa place de stationnement et m'y effondrer sur la banquette arrière comme les trois nuits précédentes. Ma carte bleue bloquée illégalement.  Sans doute à l'issue d'un accord entre ma banque et mon conjoint.

        J'ai demandé le divorce, il y a 2 mois et une ordonnance de protection pour déménager sous protection policière. Je suis sans réponse du juge aux affaires familiales. Je tiens pourtant régulièrement au courant la gendarmerie des lieux d'hébergement transitoires que je trouve et de la très grande précarité de ma situation. J'ai une adresse mail et un numéro de téléphone connus du tribunal et de la gendarmerie...

        J'ai été sauvée par Pierre, un policier, appelé par l'employé de l'hôtel. Il m'a emmenée chez l'assistante sociale qui n'a pas vraiment souhaité m'apporter l'aide dont j'avais besoin. Mais plutôt essayé de me persuader de pouvoir me caser dans un foyer d'urgence, dans la petite ville du département d'à côté, que je quittais pour sauver ma peau. De part mon ancien métier, je connais bien ces foyers où règne souvent une violence que la vulnérabilité causée par les années de maltraitance ne m'aurait pas permis de supporter sans me briser d'avantage. A défaut, l'hôpital psychiatrique aurait pu être mon havre, selon elle. Le bébé encombrant se serait retrouvé à la charge de la collègue. Ouf!

        Depuis une semaine, j'attends l'appel qu'elle devait me donner à ma demande, après s'être mise en rapport avec le gendarme référent de mon dossier, pour me donner des nouvelles claires de son avancement. Je ne sais jamais bien ce que je peux demander comme informations : devoir de réserve ou pas ? Et puis, y'a pas à dire, téléphoner ou me présenter dans une gendarmerie bien que je sois la victime reste angoissant pour moi, même si je suis prise au sérieux et que l'on m'y montre beaucoup de respect...Quant au juge aux affaires familiales, l'assistante sociale m'a dit ne pas être dans ses attributions de l'appeler...

        J'ai été sauvée par Pierre, mon policier, qui est allé, sur son temps libre, recharger la batterie de ma voiture et s'est offert à m'écouter et me soutenir quand j'en aurais besoin. J'ai été sauvée par Pierre, un policier au bon sourire rassurant et par Victor, un employer d'hôtel, bienveillant, qui lui-même est en train de sortir de la galère.

         J'ai dormi sur un matelas d'une maison en construction dans le champ d'une femme qui se dit maraichère bio et m'offrait ce matelas en échange de 5h de travail par jour, sous la canicule, dans l'état d'épuisement et de douleur de mon corps. 5 h de travail par jour pour ce matelas et deux repas pris dans une caravane d'une vétusté et d'une saleté repoussantes, dans son champs sans sanitaires. Elle appelle ce nouvel esclavagisme du wwooffing... Et s'est inscrite comme accueillant de wwooffers sur le site français officiel...

        Je cherche un lieu d'hébergement et un travail. Mes économies fondent comme la neige au soleil. J'ai vu qu'il existe des possibilités de garder les maisons des personnes qui partent en vacances. Mais je n'ai plus de papiers. Tout est resté à mon ancien domicile sauf ma carte d'identité et mon permis de conduire. Et je n'ai plus d'adresse. Arriverai-je à inspirer confiance dans ces conditions ? A m'inscrire sur un site qui doit offrir de bonnes garanties à ces vacanciers ?

        Pour cette même raison, je ne peux obtenir de carte bleue et de carnet de chèque de ma nouvelle banque dans laquelle j'ai rapatrié ce qui me reste de mes économies. Ils ont mes sous. Mais tintin pour que je puisse les retirer.

        Quant à la mairie, elle refuse de me donner une adresse de domiciliation parce que ... je n'ai pas d'adresse dans cette commune. Je n'ai qu'à m'adresser à mon ancien lieu de résidence. A proximité de mon conjoint. Tant qu'à faire... Ils seront tous sûrs de ne plus entendre parler de moi rapidement.

        Mais moi, j'ai passé un pacte avec l'Univers. Je reste encore un peu en bas. J'ai encore quelques petites choses à y faire. Mais je n'irai pas non plus tout en bas, là où on broute les pissenlits par la racine. J'ai notamment prévu de cueillir encore quelques fleurs de pissenlits au printemps prochain et d'en déguster quelques salades. Et pour ça, il faut que j'ai les pieds dans l'herbe vert acidulé même si j'ai souvent la tête dans les étoiles.

        Je n'ai plus rien. J'ai versé des océans de larmes. Par moments, mes intestins se tordent dans des crampes d'angoisse insoutenables . Mon dos hurle les douleurs de cet enfantement vers la liberté. La plante de mes pieds gémissent la souffrance des crucifiés tant mes racines m'ont porté tort. Je n'ai plus rien. Et pourtant je suis plus riche que quiconque.

        Je vis des moments de bonheur intense. L'Univers m'offre des cadeaux si doux, si juste, si...

        Les couchers de soleil ont un goût de soirées amoureuses, la rivière serpente entre rochers et hautes herbes et vibre au rythme de mes larmes, le vol des libellules déplissent les fractures de mon cœur,  les portes ouvertes du musée me transportent au pays de l'imaginaire au bout des rêves des artistes là où tout est possible, au centre de l'éveil de l'amour, le sourire d'un enfant m'émeut comme l'éclosion d'un bouton d'or.

        Libre, je suis libre et j'aime la vie.

         

        Ce matin, 22.04.2017, je lis un titre de journal

        "Une vosgienne quitte son conjoint qu'elle accuse de violences et perd la garde de sa fillette"

        Un article de Laurence Munier

        Je vais prendre ma plume à deux mains et écrire à cette journaliste. Je ne suis pas seule, Léna n'est pas seule.

        Nous sommes combien, en France, à nous battre dans un déni de justice dramatique, pour sauver nos vies, nos dignités, nos enfants et notre cœur, en ce moment même ?

        Nous sommes combien en France à mourir sous les coups ou à nous suicider, acculées matériellement ou psychologiquement, à accomplir jusqu'au bout l’œuvre de nos bourreaux, réalisant pour eux le crime parfait et les libérant de notre entrave pour aller conquérir et détruire une autre proie ?

        J'ai idée de créer quand j'en aurai le ressort et le temps un blog qui pourrait s'appeler quelque chose comme :

         

                                                                                                                            "Le blog des salauds ordinaires :

                                                                                                                          Journal de la maltraitance conjugal"

         

        Avec des entrées et des approches diverses.

        Un lieu ressource pour nous les victimes ou anciennes victimes de la maltraitance et pour nos enfants qui y auront laissé plus que des plumes.

        Avec des intervenants différents mais tous utiles.

        La gendarmerie, les démarches qu'elle accompagne, ses limites, comment lui faciliter la tâche,...

        La justice, si elle sort de son silence mortifère ou de son soutien au criminel. Comment la saisir, pour quel résultat, comment se déroule une procédure...

        Les associations, leurs missions...

        Les rares psychiatres et psychologues qui savent accompagner ces parcours avec des difficultés et des souffrances hors du commun,

        Des témoignages, car c'est seulement quand on entend parler concrètement de l'enfer quotidien par d'autres que l'on réalise qu'on est une victime d'un pervers sadique et qu'il faut fuir bien que l'on soit détruite et qu'on en ait pas la ressource...

        Les aides concrètes pour tenir le coup sur le plan de l'hébergement, de la nourriture, de la scolarisation des enfants,...

        Des trucs pour se reconstruire, chute après chute, réparation après réparation

        Des œuvres d'art pour transcender la souffrance et dire l'Amour malgré tout, l'espoir de renaitre, d'avoir un jour une belle vie, de trouver l'harmonie et l'apaisement... Des histoires de résurrection de femmes qui sont arrivées à la liberté, la joie, la dignité.  Des histoires de reconstruction quand on a tout perdu jusqu'à la chair de sa chair.

        Des enfants qui retrouvent leur maman et des mamans qui retrouvent leurs enfants, même s'ils sont déjà adultes, quoi qu'il ait pu se passer, quelles que soient les blessures.

         

         

         

    4
    Vendredi 30 Juin à 18:14

    Ah ! je ne sais vraiment pas quoi te dire suite à ce message... tu compare ta situation à la mienne mais je n'ai rien vécu de tel. j'étais malheureuse c'est sûr mais pas à ce point là et je n'ai jamais été en danger contrairement à toi. Et bien je te dis dit donc bravo, bravo d'avoir eu le courage de partir malgré ta situation extrêmement difficile, bravo d'avoir eu le cran même si tu as dû tout quitter pour ça. j'espère que tu rencontreras des personnes bien plus bienveillantes dans ta vie future, j'espère que tu vas réussir à rebondir. pour ce qui est des services sociaux, je peste tous les jours contre eux ! ils ne savent pas aider, ou bien devrais -je dire, ils ne veulent pas aider.  

    Je pensais plus tard lorsque mes enfants seront partis faire du wwoofing justement. je pense que tu es mal tombée, cette personne t'a exploitée. ma nièce en a fait et elle était ravie de son séjour qui était vraiment plus des vacances que du travail. Malheureusement, les gens comprennent vite lorsque l'autre est en détresse et ils en profitent à fond. 

    Bises

    5
    Auria
    Samedi 22 Juillet à 13:57
    Auria

    Il y avait longtemps que je n'étais pas venue par ici. Je suis désolée de lire tout ce qui t'es arrivé. Si tu lis ce message, donne nous de tes nouvelles, si tu veux bien.

    Être libre a un prix qui peut sembler exorbitant parfois. Mais au bout du compte, nous sommes toujours gagnants a choisir la voie de la confiance en l'Univers.
    Mes pensées t'accompagnent.

    Je t'embrasse.
    Auria

     

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