• L'enfant qui dormait dans la cave - Récit

    Le plus grand héritage qu'un parent puisse offrir

    à ses enfants est le souvenir de son amour.

    La poésie de ma vie

     

     Il est vingt-trois heures. La maison est profondément endormie. Les enfants ont regagné leur lit depuis longtemps. La deuxième a pris son sirop. Elle est toujours décalée. Le soir, elle refuse de s’endormir. Le matin, avec le sirop, elle est debout à six heures.

    « Il n’y a pas moyen qu’elle nous foute la paix. » pense la mère. Quand elle est excédée, ce qui lui arrive souvent, elle le dit à voix haute.

    La mère ne compte plus les années qui la frappent d’insomnies de fin de nuit. Elle se réveille vers quatre heures du matin. Se lève. S’installe dans le fauteuil du salon. Lit. Elle commence la journée saoulée de fatigue.

    Son naturel, plutôt impatient et impératif, se colore d’irritabilité et de découragement général. Elle se révèle durablement insatisfaite. Angoissée par l’idée que quelque chose de positif puisse arriver, angoissée à l’idée de tout ce qui se passe mal. Générant une tension palpable autour d’elle. Sa vie la dépasse, la déborde, l’exaspère.

    Elle aime se lever au milieu de la nuit, volant des heures de vie entre parenthèses. Mais elle ne le sait pas.

    Pendant ce temps, elle fait ce qu’elle aime sans avoir à donner le change. L’obligation de donner le change est une de ses grosses difficultés. Elle a une réputation à tenir. Elle ne vient pas de n’importe où.

    Dans son adolescence, elle submergeait les bornes qui encadraient ses actes. Difficilement contenue. Petite déjà, elle avait payé cher cette image à donner, les bras enfermés dans un carcan en bois. Construit à l’initiative de son père. Pour qu’elle se tienne droite en classe.

    Elle était le point de mire. Les uns, reconnaissants de ne pas avoir un tel sort. Les autres se disant qu’elle l’avait sans doute mérité. Elle en avait conçu une fierté agressive en même temps qu’une humiliation révoltée.

    Elle pouvait paraitre volontaire, déterminée. Se révélait plutôt autoritaire et harcelante. Beaucoup l’évitait. Elle réussissait à avoir une cour restreinte, subjuguée par l’énergie qu’elle déployait pour obtenir ce qu’elle voulait.

    Les heures de lecture de la nuit lui permettaient d’exister en dehors du regard des autres. Elle pouvait laisser retomber la tension intérieure. Elle ramassait les morceaux épars d’elle-même jetés au monde pour le happer. Elle se rassemblait, se reconstituait dans la voix unique du livre qui l’occupait. Si le sommeil lui offrait le repos, ces moments la nourrissaient.

     

    Cette nuit-là, elle profite de ses heures de sommeil comptées. Au profond de sa nuit, elle entend des pleurs. Resserrée sur elle-même, la chape de la fatigue encore à vif, elle s’enfonce dans le lit. Les pleurs, des cris plutôt, se prolongent. Elle se retourne. Grommelle. Son conjoint ronfle bruyamment. Elle s’agite. Ses mouvements n’entament pas le sommeil du père qui dort comme un sonneur comme elle aime à dire.  Les cris s’imposent, stridents. La fureur la saisit. Même la nuit, elle la dérange maintenant. Malgré le sirop.

    Elle est gentille. C’est vrai. Si gentille. Si attentive. Elle ne sait pas quoi faire pour faire plaisir. Trop gentille peut-être. Oui, c’est ça, trop gentille. Trop attentive. Servile peut-être. Et maintenant, elle hurle la nuit.

    Elle se lève. Violente. Va chercher l’enfant ruisselante de son cauchemar. La secoue.

    « Tu vas te taire ! Tu vas réveiller tout le monde ! »

    L’enfant est terrorisée. De son cauchemar. De l’hostilité de sa mère. Elle sent les doigts de l’adulte s’enfoncer dans les muscles de ses petits bras. Ça fait mal. Elle tremble. Suffoque. L’agression des doigts dans la chair se desserre. Des cris, qui disent tout ce malheur, lui échappent. Pourtant elle sait qu’elle doit se taire. C’est comme ça. Être gentille. Ne pas se faire remarquer. Faire ce que maman dit.

    L’enfant est juchée dans les bras de la mer. Brutalement. Arrive ainsi au rez-de-chaussée.

    « Descends. Tu es trop lourde. Passe devant », dit la mère dans un chuchotement rugi. L’enfant est déposée. Sèchement. Pieds nus sur le carrelage du couloir. Entame les marches de l’escalier en béton. S’enfonce dans les profondeurs sombres de la cave.

    La plante de ses pieds et ses jambes crient.

    Pas un mot. Pas une plainte. Elle connait les comportements contradictoires de sa mère. De la tendresse apparente à la plus grande violence. Sans que rien ne laisse présager le changement.

     

    C’est l’hiver. Il fait froid dans la grande cave aux multiples pièces. L’enfant ne comprend pas. Qu’y fait-elle au milieu de la nuit ? Ne pose pas de question. Sait qu’elle a fait une très grosse bêtise. Laquelle ? C’est souvent comme ça. Sa mère se fâche, devient violente, crie, la secoue ou la frappe sans qu’elle comprenne. Elle est une enfant qui fait beaucoup de mal. C’est comme ça. Elle oblige sa mère à se fâcher alors qu’elle n’aime pas ça.

    La mère ouvre la porte de la cave de la chaudière. Allume l’électricité. « Reste-là. Je vais chercher un tapis pour que tu n’aies pas froid. »

    L’enfant est seule. En compagnie des relents du cauchemar. Et de la douleur d’être si méchante avec sa maman. Elle pleure sans bruit. Tremble. Les larmes coulent silencieusement. Elle ne parvient pas à les arrêter. Elle se hait de faire tant de mal. Ça tord le ventre qui a mal d’être si méchante.

    Elle ne sait plus si elle préfère rester seule dans la cave ou si elle veut que sa mère revienne.

    La voila. Elle apporte une carpette. De rien du tout. A quatre sous. Vert kaki. Couleur guerre. La pose près de la chaudière.

    « Couche-toi là. Tu auras bien chaud avec la chaudière. Je reviendrai te chercher quand tu seras calmée. » Le ton se veut conciliant. L’enfant est dans la confusion.

    Seules quelques larmes sur ses joues. Muettes. Des tremblements de part en part. Si maman la prenait dans ses bras. Lui faisait un câlin. La mère a besoin d’aller au bout de sa fureur. La cave est le moyen le plus doux qu’elle connaisse. Elle sait qu’avec elle l’enfant est en danger. La cave la protègera jusqu’à ce qu’elle se soit calmée.

    Pendant trois nuits, l’enfant se réveille en hurlant. Pendant trois nuits, la mère la fait descendre à la cave.

    La petite passe devant. Docilement. Tête basse. Ventre douloureux. Avec la haine d’elle-même. Etouffant ses sanglots. Joues trempées. S’allongeant sur la maigre carpette couleur guerre. Sans que la mère ait à le demander.

     

    Quand la mère a éteint la lumière, fermé la porte à clefs, quand le bruit de ses pas s’est éteint, l’enfant met son pouce dans sa bouche. Elle sent toute la méchanceté qui vient d’être déposée en elle. Son petit corps de trois ans lui fait mal, son ventre se tort. Pourquoi est-elle si mauvaise ? Elle a tellement envie d’être gentille. Pourquoi elle oblige maman à la punir ?

     

     

    Docteur, Muriel Salmona, présidente de l'Association Mémoire Traumatologique et Victimologie :

    "Les conséquences sur la santé, sont à l'aune des violences subies, plus elles ont été graves, fréquentes et plus les conséquences sur la santé sont importantes : risques de mort précoces par accidents, maladies et suicides, de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, de diabète, d'obésité, épilepsie, de troubles psychiques, d'addictions, de douleurs chroniques invalidantes, etc. Les symptômes psychotraumatiques tels que la mémoire traumatique, l'intensité des angoisses, des attaques de panique, des douleurs sont de véritables "boîtes noires", contenant toute la mémoire des sévices, même ceux dont il n'est pas possible pour la victime de se souvenir parce qu'elle était trop petite, la structure cérébrale permettant d'intégrer les souvenirs - l'hippocampe - n'étant fonctionnelle qu'à partir de 2-3 ans comme nous allons le voir, ou parce qu'une amnésie psychogène de survie s'est installée, ce qui est fréquent pour ne pas mourir de désespoir. Mes patients ont la chance - parfois miraculeuse - d'avoir survécu, mais combien ne sont plus là pour témoigner."

    Les violences sont le plus souvent des conduites anesthésiantes et dissociantes, mécanismes de protection qui s'est mis en place sous la menace de l'intégrité physique (confrontation à sa propre mort ou à la mort d'autrui) ou l'intégrité psychique. La vie psychique s'arrête, le discours intérieur qui analyse en permanence tout ce qu'une personne est en train de vivre est interrompu, il n'y a plus d'accès à la parole et à la pensée. Ces conduites vont avoir un rôle d'auto-traitement . Elles sont une drogue et génèrent une véritable addiction qui permet aux agresseurs d'échapper à une souffrance psychique liée à une mémoire traumatique provenant le plus souvent de violences subies dans l'enfance et réactivée par une scène ayant lieu avec son propre enfant (pleurs, refus d'obéir...)

     

    Des apparences trompeuses, vidéo, cliquez

     

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    « Mes soeurs et frères de maltraitance, je voudrais tant nous aider ...Sur le chemin des sorcières - J'aurais dû me méfier - Dan Rodgerson - Numérique »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Février 2016 à 17:43
    De chez Margimond à chez toi il y a eu les escalier de cette cave et la carpette couleur guerre et cette nuit je verrai le bleu ébouriffé de la maltraitance qu'on offre comme seul pas de danse
    Un beau texte merci
    2
    Mercredi 17 Février 2016 à 22:44

    Les plus beaux textes que l'on écrit raconte sont souvent des histoires vécues.  L'enfant qui a vécu cette scène, aujourd'hui adulte, essaie de ramasser ses morceaux brisés. De les recoller en polissant les arrêtes blessantes. Elle m'a confié qu'elle n'est pas sûre de pouvoir recycler la totalité des séquelles traçantes de la maltraitance. Elle se demande s'il existe ce qu'elle appelle des "déchets ultimes", comme on appelle les déchets chimiques que l'on ne sait pas recycler. On les enfouit au profit des suivants.

     

      • jamadrou
        Mercredi 17 Février 2016 à 23:02

        Merci Bleu ébouriffé

    3
    Auria_
    Vendredi 19 Février 2016 à 20:31

    C'est un beau texte !

    Les séquelles ne sont pas des "déchets", ce sont des cicatrices. Parfois très handicapantes, mais il faut vivre avec. On ne peut rien jeter, rien recycler. On laisse juste le passé derrière soi. Ce que nous avons vécu a fait ce que nous sommes aujourd'hui.  Auparavant je disais volontiers qu'aujourd'hui détermine ce que nous serons demain. Mais nous ne vivons pas demain aussi ce jour d'hui ne dépend que de nous et de nous seul. A chaque instant nous est donné la possibilité de guérir, même si la guérison est de réapprendre à marcher avec des jambes artificielles, ou de réapprendre à écrire, à parler ...

    Je te souhaite une belle fin de semaine. Pleine de papillons :-)

      • Samedi 20 Février 2016 à 20:10

        Les traces des mauvais traitements vécus avant deux ans ne sont pas reliées au souvenir des faits car le cerveau n’a pas encore développé cette capacité. Il n’y a que le ressenti, l’angoisse, la douleur, la panique, la culpabilité extrême,… qui sont engrangés dans une boite noire du cerveau, la mémoire traumatique. Elle va se réamorcer lorsque des situations de stress la réveilleront  entrainant des réactions de survie qui se sont mises en place au moment des premiers traumatismes et qui ne seront plus adaptées. Le nettoyage de cette mémoire traumatique pour pouvoir vivre de nouvelles situations d’agression sans tomber dans la confusion, la panique, la violence ou toute autre réaction inadaptée n’est pas évidente puisqu’il n’y a pas de souvenir qui s’y rattache.

        De plus, le cerveau est physiquement altéré lors de ces traumatismes à répétition. Certaines zones s’atrophient. Du fait de sa plasticité, il est possible qu’il se répare quand un enfant est soustrait assez rapidement à ses persécuteurs et confié à une famille où il est traité dignement et si on l’aide à vider toute cette souffrance qu’il a emmagasinée.

        S’il est maintenu dans le milieu responsable des mauvais traitements,  il est  beaucoup plus difficile pour le cerveau de se restructurer, arrivé à l’âge adulte. Ainsi d’anciens enfants maltraités vont développer des troubles bipolaires à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, voir des troubles psychotiques. Ceux-ci s’inscrivent dans le cerveau par certaines modifications de zones spécifiques. La « guérison » semble beaucoup moins facile à atteindre.

        Pour moi, il y a d’anciens traumatismes qui ne sont pas des cicatrices, mais des plaies ouvertes, comme un ulcère variqueux, des plaies qui suintent et sont infectées. Les traitements ont beaucoup de mal à assainir la plaie et à l’aider à cicatriser. Encore faut-il qu’elle soit reconnue pour ce qu’elle est.

        D’autant plus qu’il est extrêmement difficile à un ancien enfant maltraité, qui n’a pas été protégé de sa famille, de se rendre compte qu’il était maltraité. La famille a fait en sorte, pendant l’enfance et l’adolescence, et même à l’âge adulte si les relations se poursuivent,  qu’il se sente méchant, mauvais, à l’origine et responsable des mauvais traitements qui sont des traitements « pour son bien » et « pour le bien de la famille », parce qu’il fait du mal à tout le monde. La famille le maintient dans une chape de culpabilité qui l’empêche d’avoir un regard distancé et lucide sur les évènements qui lui sont reprochés. La croyance en sa culpabilité va rester gravée en lui tant qu’il ne rencontrera pas les interlocuteurs qui lui feront découvrir qu’il a été maltraité. Tant qu’il ne la pas compris parce qu’une parole réparatrice ne sera pas venue s’interposer devant la parole destructrice de la famille, lui disant avec bienveillance qu’il a été une victime, les thérapies resteront vaines. Elles feront peser sur ses épaules un poids terrible : le poids de celui qui dit faire un travail thérapeutique en n’ayant aucun résultat, donc celui qui ne fait pas assez d’effort, celui qui peut mieux faire, le confirmant dans son image extrêmement négative de lui-même...Ceci l’amenant à encore plus de désespoir.

        Je suis allée sur le terrain. Les papillons sont en préparation. J'ai vu une chenille verte. Les oiseaux ne chantaient pas beaucoup cet après-midi. Peut-être le vent les incitait-il au calme ?

        J'ai fait une très belle récolte de topinambours. Inattendue. J'ai de quoi en manger une bonne quantité et en replanter. Je suis contente.

    4
    Samedi 20 Février 2016 à 08:58

    auprès de combien de petites victimes suis-je passée sans le savoir ....
    poignant, culpabilisant ...
    nous sommes tous responsables !

    magnifique texte !

      • Samedi 20 Février 2016 à 20:11

        Difficile de savoir quand on n'a pas été formé.

    5
    Dimanche 21 Février 2016 à 09:10

    Très beau texte.............malheureusement criant de vérité, il me parle tellement. Pour moi ce n'était pas la cave mais un dessous d'escalier dans un débarras et pas la nuit, mais il y faisait noir et il y avait là des pommes de terre qui pourrissait, des souris aussi. Quand la porte se refermait j'étais terrifiée.

    Mais c'était avant.........................avant l'inceste du frère puis de la mère. Triste vie faite de séparations puisque tous sont partis vers un monde meilleur et même mon compagnon de 40 ans................

    Je pense à tous ces enfants encore victimes aujourd'hui et cela me remplit de tristesse.

    Bonne journée

    6
    Dimanche 21 Février 2016 à 12:38

    Ça prépare des vies plutôt difficiles ces passés destructeurs. Des vies qui se transforment en lutte pour trouver un chemin d'accès à la joie et à la légèreté. Et bien souvent la peur, le découragement, le désespoir reprennent le dessus. Il faut à nouveau se hisser hors de ces zones noires, comme les lieux d'enfermement aux relents nauséabonds de pommes de terre qui pourrissent. On ne sait pas bien comment on en sort, ni comment on y replonge. C'est comme ça pour toi ?

      • Dimanche 21 Février 2016 à 13:52

        Merci de ta réponse, oui une vie difficile construite sur des bases bancales. Un mari, 3 enfants pendant la phase de déni qui a duré plus de 30 ans, mais une pseudo construction ou tout était compliqué du mariages aux naissances de ces 3 enfants en passant par la mort de mes abuseurs, l'un à 33 ans l'autre à 59 ans et une peine immense au delà de la normalité..............

        Et puis la sortie du déni avec tout ce que cela comporte, une bombe intérieure, la dépression et tout le toutim pendant 15 ans. Des thérapeutes, certains nuls mais d'autres géniaux, une association ou on ne juge pas ou on comprend tout.

        Et enfin la reconstruction; je revis et je vois la vie belle, ce sera de courte durée, cancer chez mon compagnon une maladie ente nous, un soutien de tous les instants pendant plus de 6 ans et son départ après 40 ans de vie commune..................lui qui m'a tant aidée, tant soutenue.............

        Et malgré tout comme m'avait dit un thérapeute il y a 15 ans je suis forte et je survis, j'apprécie chaque petit et grand plaisir, bonheur de la vie. Mais...............je garde en moi une cicatrice qui a pour conséquence une grande fragilité face aux évènements de la vie. C'est comme cela, c'est la vie diraient certains.

         

    7
    Lundi 22 Février 2016 à 12:10

    Merci beaucoup pour ton témoignage. Il dit simplement comme c'est dur et ce qui est possible happy

    8
    jamadrou
    Lundi 22 Février 2016 à 12:26

    J'ai suivi vos témoignages à chacune

    oh! je n'ai rien à dire sinon merci à vous d'avoir le courage de dire. cry

    9
    Lundi 22 Février 2016 à 12:41

    Merci Jamadrou pour ta présence attentive et ton soutien.

    10
    Jeudi 25 Février 2016 à 19:06

    j'ai eu pendant un petit mois une élève qui était battue par ses parents, quand j'ai affiché le numéro dans la classe elle m'a dit qu'elle le connaissait  par cœur, qu'elle appelait souvent, je me demande ce qui s'est passé pour elle, elle paraissait blasée, elle trouvait presque ça normal et j'avais l'impression que rien n'était fait pour la protéger malheureusement....

    J'ai eu aussi un petit garçon en moyenne section, j'ai eu du mal à comprendre qu'il était mal traité, j'étais jeune, non expérimentée, j'ai fait un signalement et là, on m'a appris qu'il était suivi par l'assistante sociale, elle était d'ailleurs furieuse que j'ai fait un signalement puisqu'elle s'en occupait déjà ??? je ne pouvais pas le deviner, c'était difficile comme situation, je surveillais mais que pouvais-je faire d'autre ? j'ai beaucoup parlé avec la maman, elle me faisait confiance, c'est à ce moment là que l'assistante sociale a voulu que l'enfant change d'école, je n'ai plus eu de nouvelles... 

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