• La forêt de marches s’enroule sur ses arrêtes taillées à la serpe,

    soulignées d’un trait sombre.

    Une poudre d’ocre a déposé sa douceur naturelle

    sur les aspérités rugueuses comme un voile ténu.

    La déchirure du charbon barre l’aménité diffuse.

    La force mâle déploie sa puissance de colonne.

    La lumière joue avec la glèbe.

    C’est le temps de la terre.

     


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  • Mars.

    Ce sont les dunes.

    Le vent est frais.

     

    Quelques herbes rases.

    Le bruit du ressac au loin.

    On a délicieusement froid.

    On court les jambes retenues par le sable

    Avant de s'effondrer en riant.

    Notre bouche crisse.

    Nos yeux s’irritent.

    Encore une fois, on a fait les fous.

     

    On rentre les yeux brillants

    Nettoyer ce corps à l’émeri.

    Boire un chocolat fumant.

    En chaussons.

    C’est si bon.

     

     


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  • L'aquarelliste ouzbek, Ulughbek Mukhamedov, réalise une aquarelle lors de la Biennalle d'aquarelle de Brioude en Auvergne :

     

     

     


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  • Petit Etolukso arrête un instant son souffle au-dessus d’une silhouette calcinée, recroquevillée sur ses rides. Elle étend des bras noircis torturés. Petit Etolukso regarde la planète qu’il survole. Puzzle stérilisé. Des sillons acérés, larmes de glaciers fondus, la strient de grandes balafres. Des carcasses abandonnées, cirées par les crocs avides qui les ont nettoyées, transpirent le désarroi.

    Petit Etolukso interroge son grand-père.

    - Non, il n’y a rien eu à faire. Les êtres dominant cette planète l’ont dépecé jusqu’à en extraire les dernières richesses. Leurs émanations ont modifié le mélange atmosphérique. La terre n’a plus produit. La faim et la soif ont sévi. La guerre pour les denrées vitales s’est installée.

    Son grand-père est grave, son regard alourdi de tristesse. Petit Etolukso l’interroge encore une fois.

    -Nous avions mis beaucoup d'espoir dans ces êtres. Je crois que nous avons fait une erreur de composition chimique pour cette espèce. La seule à avoir auto détruit ses ressources vitales et à avoir organisé les conditions de sa disparition. Nous avons sans doute été trop ambitieux. Les moyens que nous lui avons donnés étaient presqu’illimités. Elle n’a pas su en dompter les dangers.

    Petit Etolukso attire l’attention de son grand-père. Au loin, il aperçoit un étrange phénomène. Les deux esprits s’approchent de la nuée blanche qui descend souplement.

    - C’est l’esprit de l’eau. Sa présence signale un souffle de vie.

    Petit Etolukso voit en bas, tout en bas, sous lui, un arbre mort.

    - La dernière femme, dit son grand-père. Je croyais qu’il n’y en avait plus. Il t’aura été donné de la voir, Etolukso.

    - Je vais lui parler, dit le petit fébrilement.

    Il descend vers la silhouette tassée sur sa détresse, perchée sur la silhouette d'ébène. Il l’entoure de son souffle curieux. Un reflet de douceur passe dans les yeux de la femme.

    Les esprits s’éloignent. Ils ne peuvent plus rien pour elle.

     

    Le tableau qui a inspiré cette nouvelle se trouve ici

     

     

     


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  • Le clown brandit comme chaque jour son vieux nez rouge

    Il en voit, ce nez. Des visages attentifs.

    Éclatés en rires joyeux et facétieux,

    Nantie d’une larme de joie.

    Des enfants qui battent des mains.

    Des petits aux culottes courtes et à la barbe à papa.

    Il les regarde partir.

    Jusqu’à l’ouverture de la grande tente.

    Il fait un petit signe de la main

    A ceux qui jettent un regard en arrière.

    Timide, soudain.

     

    Et puis, il va, la tête basse, à sa roulotte.

    Il n’a pas d’enfant.

     


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  • Jeux bleus


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  • oiseau, miniature persanne, aquarelle


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  • Les rêves mijotés. Amas de vieilles pierres

     

    La photo est de Rêves de plume, ici

     

     

    Au fond du jardin...

    Le temps est passé. Sous un ciel en robe légère. Il a gravé son nom dans les pierres. Teinte souris ou chameau. Hétéroclites.  Étalées, boursoufflées, éclatées. Zébrées par la pluie. Vrillées par le gel.

    Un portillon boiteux. Sentinelle dérisoire. Couleur des secondes ajoutées aux secondes. Qui invite à voir et interdit de se pencher.

    Une vieille pompe, goût de nostalgie. Mijotés sur le fourneau variété nuages, des rêves de paradis anciens. Mais ont-ils existé ?

     

     


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  • Houx enneigé et givré

     

     

    forêt enneigée givrée Vosges du Nord

     

     

    feuilles de houx givrées

     

     

     

     

     

    Toit enneigée

     

     


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