• Vos images Mes mots

     

    Dans cette rubrique, figurent les œuvres qui m'ont inspirée tout au long de mes pérégrinations sur la toile. En dessous, apparaissent les textes que j'ai écrits. En cliquant sur le titre de l’œuvre, vous accédez au site de son auteur.

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    Une photo de Margimond sur Carnet de dévoyage

     

    Aujourd'hui, le temps est gris, il pleure par instant

    Il joue à cache cache.

    Avec une branche de cerisier du japon

    Qui hésite à fleurir.

    Et si la neige venait, réfléchit le bourgeon rosissant

    Ce serait bien un temps de février

     

    J'ai bien encore un peu de temps

    Avant que de me montrer plus avant.

    Quand j'aurai mis le nez dehors,

    Je ne pourrai plus rentrer dedans.

    Alors c'est dit, je prends mon temps.

     


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  • Les rêves mijotés. Amas de vieilles pierres

     

    La photo est de Rêves de plume, ici

     

     

    Au fond du jardin...

    Le temps est passé. Sous un ciel en robe légère. Il a gravé son nom dans les pierres. Teinte souris ou chameau. Hétéroclites.  Étalées, boursoufflées, éclatées. Zébrées par la pluie. Vrillées par le gel.

    Un portillon boiteux. Sentinelle dérisoire. Couleur des secondes ajoutées aux secondes. Qui invite à voir et interdit de se pencher.

    Une vieille pompe, goût de nostalgie. Mijotés sur le fourneau variété nuages, des rêves de paradis anciens. Mais ont-ils existé ?

     

     


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    Art numérique, Homme, Lumière, ciel

     

     


    Il s'est dépouillé de tout.
    Cette opération a pris du temps, beaucoup de temps. Chaque couche enlevée semblait être la dernière... Elle cachait la suivante. Il a continué à se dépouiller avec ténacité. Sans se décourager. Procédant à un rite d'enterrement entre chacune des couches. Quelque chose qu'il avait éprouvé le besoin de mettre en place. Être ainsi sûr que la dernière ne resurgirait pas de façon inopportune alors qu'il pensait en être débarrassé.


    A chaque enterrement, quelque chose s’allégeait en lui. Il atteignait un détachement serein, un regard distancé sur sa vie et ses évènements. Les situations qui lui avaient coûté beaucoup lui apparaissaient sous un jour anodin. Il se demandait comment il avait pu se laisser ainsi bouleverser pour des anecdotes.


    Il y avait maintenant derrière lui cent sept tertres de rituel. Il avait fini le travail de nettoyage.
    Il ne restait de lui que le un. Le passage dans la lumière seul pouvait lui révéler son essence. Il regarda l‘immensité bleue qui s’étendait devant. Pour la première fois, il allait s’élancer dans le vide sans appréhension. Il savait que la rencontre avec lui-même était au bout. Il avança le pied.

     

     


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    Mail'art de Sab G sur Fol'envelp', ici

     

     

    Comme en voyage...

     

    Je campe devant la vieille boulangerie-épicerie-droguerie ridée. Elle n’a plus d'âge tant chacun l'a toujours vue là. Sa façade mime une palette de peintre dans sa période monochrome. Les nombreuses nuances de couleur, subtiles, déclament le temps. Le pinceau moqueur envoie des clins d’œil au passant amusé.

    L’odeur du pain et de l’encaustique croustillent. De grandes caisses en bois exposent leurs planches cannelles. Lentilles blondes, haricots roses, pois cassés verts, riz complet beige, semoule et boulgour  écrus s’y lovent avec la souplesse du serpent. 

    Un coup d’œil derrière moi. Je pénètre les entrailles des réserves. Elles filent entre les doigts. Deviennent gant  fluide. Ma main ressort. Les billes cannelles et ivoires cascadent à grandes enjambées.

    Le chapelet comestible défie mes doigts. S’accouple avec ses pairs et se fond. La main poursuit sa danse fascinante avec la semence. 

    Pour la deuxième fois, j’ai six ans. Je tourne le dos. Qu’on ne me voit pas. Qu’on me laisse m’amuser.

     

    Un parfum de bonheur me nourrit. Je souris.

     

     


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    Terre cuite patinée, sculpture, femme, Jean-Louis Marino

    Jean-Louis Marino
    Louise, personnage imaginaire des années 1900 , pièce en terre cuite patinée.

    Sur le site de l'Atelier Magique, la galerie de Jean-Louis Marino

     

     

    Ses yeux charbonneux baillent au ciel tandis que sa petite bouche rouge fait la mou.
    Elle tend sa poitrine en avant à la conquête de ses rêves qu'elle rehausse d'un collier de perles.
    Elle a choisi de s'envelopper du bleu de l'éternité. Elle court vers le firmament.

    Pourra-ton l'y rattraper ?

     

     


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    Dans cette rubrique, figurent les œuvres qui m'ont inspirée tout au long de mes pérégrinations sur les blogs que j'ai visités. En dessous apparaissent les textes que j'ai écrits. En cliquant sur le titre de l’œuvre, vous accédez au blog de son auteur.

     

    La caravane

     

    Canyion de Françoise Dugourd-Caput 01.01.2009 - 0,40 x 0,40

     

     

    La caravane juchée sur les échasses des chameaux

    S'engagea avec hésitation dans le canyon.

    Elle craignait qu'une bande de pillards se soit embusquée

    Derrière les arrêtes découpées à la serpe des flancs abrupts.

    Les marchands échangeaient entre eux par signes

    Cherchant à dissimuler toute trace de leur présence.

    Soudain, un bruit d'éboulis retentit avec fracas dans le silence ouaté.

     

    Les bêtes imprégnées de la tension de leurs maîtres firent un écart.

    Les ballots d'un chargement furent déséquilibrés

    Et basculèrent de côté, retenus en suspens

    Par les courroies de cuir qui les reliaient.

     

    La caravane stoppa sa progression.

    La tension montait encore.

    Trois hommes s'occupèrent de décharger les bagages chavirés.

    Devant, les marchands battaient le sol de leur pied

    En signe de nervosité.

    Un coup de feu partit.

    Tous s'allongèrent au sol, fusil en joue.

    Sans pour autant rien voir dans ce brouillard comateux.

     

    Ils attendirent. Longtemps.

    L'un d'entre eux se déplaçait de l'un à l'autre

    Avec lenteur.

    Il expliquait  que le coup était parti de son fusil par erreur.

     

    L'un après l'autre les hommes se relevèrent.

    Ils continuèrent leur pérégrination.

    En silence. Plus détendu après cette frayeur injustifiée.

    Ils atteignirent la sortie du canyon.

    Ils se mirent à rire

    Quand l'un des deux tomba sous le coup d'une détonation.


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    Le regard

     

    Michel Estival - Le regard - 1992 - (21 x29,7cm) - Pastel collé sur plissage

     

    Quel joli regard…

    Porté par l’horizon

    Comme un zeste de rêve

    Un parfum de jour heureux

    Peut-être la mer au loin

    Ou un vallon de blé mûr sous le soleil ardent

    Des persiennes baissées

    Un friselis d’air

    Un lit négligemment ouvert

    Sur une fin d’après-midi.

     

     


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    Jean Noël Beau - Au-delà de cette limite, le temps n'est plus valable ,
    Détail de l’œuvre de Dali "Persistance de la Mémoire.

     

     

    C'est alors que surgit des eaux un immense cube de béton désertique. L'heure géométrique balançait son cri strident sur un rythme syncopé. Les êtres alentour commencèrent à se dandiner de façon catatonique. Leurs mouvements entrechoqués se propagèrent au sol. La végétation fut prise de tremblements irréguliers. Tandis que tout bougeait, le son avait disparu. La pendule se fêla. Les chiffres des heures tombèrent les uns après les autres. Le cadran se distordit. Il y eut une explosion de lumière crue. Avec la mort du temps, tout se figea.

    Définitivement.

     


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