• Mes soeurs et frères de maltraitance, je voudrais tant nous aider ...

    Bleu ébouriffé...

    Et si c'était tous ces bleus au cœur qui pourtant s'ébrouent en autant de gouttelettes d'amour offertes au fil des jours et des rencontres comme des arc-en-ciel pour célébrer la beauté de la vie ?

     

    L'accueillante d'une association au service des femmes qui se prostituent m'a dit :

    " Les femmes qui se prostituent sont comme des vases brisés. On peut les aider à recoller les morceaux, mais un vase recollé ne sera jamais comme un vase intact."

    Parmi les femmes prostituées se comptent nombre de victimes de la maltraitance qui ont appris à ne pas se protéger, à être humiliées et qui deviennent la proie facile des proxénètes.

     

    Mes soeurs et frères de maltraitance, je voudrais tant nous aider ...

    Ceux dont les ancêtres sont des piliers vermoulus

     

     

    Depuis deux ans, plutôt depuis 5 ans ou même 10 ans, voire depuis l'aube de ma conception s'abattent sur ma vie de grandes tempêtes qui me demandent beaucoup de souplesse pour plier sans me rompre. En ce moment, le vent est force 7 à l'image de celui qui secouait les couronnes des grands châtaigniers de ma forêt cet après-midi et qui chahutait en tout sens les ramures vert soutenu des hauts conifères environnants dans un mugissement de haubans bousculés.

    Malgré vents et marées, je tente de maintenir la barre et le cap. Secouée par moment de sanglots silencieux que j'accueille comme une délivrance du trop.

    J'aimais passionnément mon travail. Pourtant mes 14 années de vie professionnelle, ont été interrompues, à mon désarrois et ma honte, par 5 ans de dépressions longues et profondes qui ont été classées en longue maladie et m'ont fait perdre mon travail pour me stigmatiser "invalide". C'est à ce moment là qu'a été posé le diagnostic caractéristique des anciens enfants maltraités - ce que j'ai appris depuis peu - je souffrais de troubles bipolaires. J'ai pu bénéficier du traitement adapté. Les antidépresseurs qui m'avaient été prescrits de façon permanente pendant 14 ans pour dépressions récurrentes sont aujourd'hui connus pour augmenter la fréquence et la gravité des dépressions mélancoliques qui m'assaillaient.

    Comme tant d'autres adultes anciennement maltraités, je suis régulièrement aux prises avec des personnes harcelantes. Ayant intégré enfant l'interdiction de me protéger, en prise avec un doute lancinant et l'absence de confiance en moi, ces personnes réveillent  des terreurs archaïques qui minent mes capacités à me défendre faisant de moi une proie idéale.

     

    ...Il y a un an, j'ai découvert les recueils de traditions spirituelles et de sagesses philosophiques. Ces pensées, présentées parfois dans de petits livres sans prétention, nourrissent ma vie intérieure et m'apaisent, bousculant mes certitudes et mes fonctionnements pour m'entrainer vers un regard bienveillant sur moi-même, les autres, la vie. Ils éveillent en moi l'espérance, la confiance et m'apportent sécurité et douceur. Ils sont devenus des compagnons de tous les jours, me donnant une sensation de satiété heureuse quand le vide affectif me dévore, le doute m'assaille ou la tristesse nauséeuse s'abat.

    Quelques uns de mes livres de chevet :

    Les secrets de l'ho'oponopono, la méthode des sages hawaïens pour faire la paix avec soi et avec les autres Carole Berger C'est malin Poche

    Les quatre accords toltèques Don Miguel Ruiz  Essai | poche | Jouvence
     
    Se changer changer le monde Christophe André , Jon Kabat-Zinn , Pierre Rahbi , Matthieu Ricard , Ilios Kotsou 


    J'habite maintenant la nature que je côtoie et qui me procure des joies profondes. Je connais  la  gratitude de sa beauté et de sa plénitude. Notre complicité se renforce de jour en jour. Et nous dialoguons de concert lorsque je me promène.

    Je n'ai trouvé la clef de la concorde heureuse qu'avec de rares humains - tant ont abusé de ma fragilité. Ma vulnérabilité me dessert. Mais j'ai trouvé la confiance dans les arbres et les plantes dont je m'entoure. Je partage avec eux des moment de bonheur. Les larmes qui brillent sur mes joues sont de bonheur. Et j'apprends à échanger avec les animaux par une communication pleine d'émerveillement et de complicité joyeuse qui  me fait rire généreusement.

     

    Mes soeurs et frères de maltraitance, je voudrais tant nous aider ...

     

    La nature devient un refuge éclairé dans la nuit

     

    Je cherche depuis la fin de mon adolescence à guérir les plaies inscrites dans ma constitution alors que j'étais encore un fœtus. Le doute fondamental, la honte et la culpabilité d'exister sont des stigmates redoutables jetés en don de naissance à l'enfant maltraité. Qui le comprend ? Beaucoup le condamnent et l'accusent de ne pas faire d'effort et de vouloir être assisté alors qu'il arrive à l'âge adulte. Il suscite rarement l'empathie et la bienveillance. Quand il n'a pas été soutenu et soigné précocement, tout en lui est plaies et bosses, reviviscence des coups, des propos dénigrants et mortifères entendus de l'adulte tutélaire et de ses abus de confiance quant ils ne sont pas sexuels.

     

    Mes soeurs et frères de maltraitance, je voudrais tant nous aider ...

     

    Le cœur enserré dans la glace des mots venimeux exprime l'indicible par la beauté saisissante de l'art

     

     

    Le site de Muriel Salmona, psychiatre, "Mémoire traumatique et victimologie" est un point d'appui important pour moi. Trouver les symptômes qui me minent  et me diminuent depuis si longtemps décrits précisément, lire la présentation minutieuse des attitudes des persécuteurs me permet de diminuer la honte et le doute engrangés dans mes fibres et de tenter de sortir de la culpabilité insidieuse : non, ce n'est pas moi qui étais en tort; oui, c'est bien ça que j'ai vécu; oui, ma mère était dangereuse et nocive à ce point...

     

    Cet article pour faire connaitre le site de Muriel Salmona, pour tendre la main à ceux qui ont vécu ça, pour demander aux autres d'être attentifs autour d'eux et savoir quoi faire...

     

    PHOTO CENSURÉE RÉALISÉE PAR MON CONJOINT QUI ME MALTRAITE DEPUIS 24 ANS

     

    Prisonnier de la maltraitance, à la recherche d'une main tendue

    Photo Dan Rodgerson

     

    Partagez autour de vous afin que l'aide nécessaire soit donnée aux enfants victimes le plus tôt possible, afin de permettre aux adultes, anciennes victimes, de chercher l'aide dont ils ont besoin.

     

    Je suis quant à moi à la recherche d'un psychothérapeute formé... Jusqu'ici, je n'en ai pas trouvé. Comme le précise Muriel Salmona la psycho-traumatologie est encore une discipline confidentielle. Il est fort difficile de trouver le thérapeute qui saura accompagner avec tact, délicatesse et compétence les victimes de maltraitance.

     

     

    Le site "Mémoire traumatique et Victimologie" de la psychiatre Muriel Salmona décrit précisément ce qu'endurent les enfants maltraités.

     Voici l'extrait concernant les violences psychologiques dont j'ai été principalement victime, les violences physiques ayant eu une part moins importante :

     

    "Les violences psychologiques sont une arme très efficace pour soumettre, dominer, asservir et elles ont pour but d'imposer une domination pour avoir l'autre à disposition et pour l'instrumentaliser à loisir, lui faire jouer tous les rôles. La domination passe par le rapport de force, par la manipulation, par l'intimidation, par la menace, par la terreur qui peut être obtenue par un simple regard de « tueur » ou de « fou », mais aussi par la sidération obtenue par des comportements hors normes, incompréhensibles, incohérents. Elles sont une véritable entreprise de démolition identitaire utilisée pour conditionner les victimes de façon qu’elles se ressentent comme inférieures, incapables, incompétentes, inintelligentes, coupables, n’ayant aucune valeur, réduites à une chose, pensant n'avoir aucun droit.

    Elles ont pour but de créer chez la victime :

    • un climat d'insécurité physique et émotionnelle, voire de terreur, par des conflits à tout propos, des intimidations, des menaces, des chantages affectifs, des sous-entendus perpétuels, une agressivité et une hostilité permanente, des colères soudaines, une intolérance à la moindre contrariété ou opposition, des attitudes dures, cruelles, une indifférence affichée, un non-respect de la vie familiale, de ses règles, des horaires, du partage des tâches et des charges financières.
    • un climat de contrainte, de contrôle et d'isolement, par une surveillance continuelle (des sorties, des dépenses, des fréquentations, de l'habillement, etc.), par l'imposition de règles de vie contraignantes, avec harcèlement, non-respect de l'intimité et séquestrations.

     

    PHOTO CENSURÉE RÉALISÉE PAR MON CONJOINT QUI ME MALTRAITE DEPUIS 24 ANS

     

    La victime est isolée du monde comme derrière une vitre sans tain, sous surveillance constante

    Photo Dan Rodgerson

     

    • un sentiment d'infériorité, de dévalorisation et d'humiliation par des disqualifications et des dénigrements répétés, des critiques incessantes et des paroles blessantes sur le physique, l'expression verbale, les capacités intellectuelles, le travail, les tâches domestiques, l'éducation des enfants, le comportement amoureux et sexuel.
    • un climat de culpabilisation et un sentiment d'incompétence, par des plaintes et des critiques, des exigences irréalistes, des attitudes de rejet et de frustration, de jalousie, organisant la sensation d'être continuellement en faute.
    • un sentiment de confusion et de doute, par des attitudes et des messages incohérents, des mensonges, des manipulations, des interprétations concernant tous les faits et gestes, des procès d'intention, des mises en scène, et par une non-reconnaissance, une négation et un mépris des besoins fondamentaux, des émotions, des sentiments et de la souffrance, entraînant chez la victime une incapacité à avoir confiance en ses jugements, ses réactions et ses désirs.

    Ces violences psychologiques reposent sur une imposture totale. Tous les propos, tous les comportements sont des mensonges et des abus de pouvoir et n'ont d'autres buts que de manipuler la victime. Elles sont intentionnelles et mises en scène sous couvert d'amour (jalousie, contrôle, chantages, violences sexuelles), d'éducation, de nécessité, de responsabilité, d'impératifs professionnels, économiques ou de sécurité. Elles sont toujours présentées par l'auteur comme étant uniquement dues à l'attitude de la victime, survenant par sa faute : « tu m'as énervé, tu es insupportable, dangereuse, tu fais tout pour me mettre hors de moi, pour me contrarier, me frustrer, etc. », alors qu'elles sont "fabriquées" de toute pièce pour les besoins de l'auteur. Ce dernier peut en toute indécence s'autoriser ces mensonges, il est aidé par les stéréotypes et les fausses représentations que la société véhicule sur la famille, l'amour, la sexualité, l'éducation, le travail, l'obéissance, la hiérarchie, la sécurité, et par les inégalités encore profondément ancrées au sein de cette même société, et bien trop tolérées par elle. L'auteur sait que ces violences sont illégitimes et injustifiables, qu'elles portent atteintes aux droits et à la dignité de la victime, mais il peut se permettre de les commettre, particulièrement dans le huis-clos d'une famille, d'un couple, d'un lieu de travail, d'une institution, et se comporter comme un tyran en toute impunité.

    Ces violences psychologiques sont souvent présentes dès le début de la relation entre l'auteur et sa victime (que se soit dans le couple, au travail…) mais elles sont noyées dans un climat de séduction, de protection, ou de nécessité pour le bien de la victime. Elles sont très souvent repérées par la victime comme anormales, injustes ou incohérentes, mais celle-ci ne s'autorise pas à en tenir compte ni à faire confiance à son jugement et à ses émotions, du fait de la rationalisation de l'auteur qui arrive à tout brouiller en mettant en scène sa conviction inébranlable dans le fait qu'il a raison et qu'il croit vraiment à ce qu'il dit, du fait également des stéréotypes véhiculés par la société qui empêchent aussi la victime de se défendre et de se donner raison (les parents aiment toujours leurs enfants, les hommes c'est comme cela : ils sont maladroits, exigeants, pas psychologues, ils ont des besoins sexuels impérieux, les femmes sont plus intuitives, plus sensibles et romantiques, en amour c'est normal de de faire des concessions, c'est normal d'être au service de l'homme que l'on aime, au travail il faut obéir aux ordres, etc.), et aussi du fait que la victime pense que le comportement de l'auteur n'est pas intentionnel (il ne se rend pas compte, il est comme ça, ce n'est pas de sa faute, il faut lui expliquer, il a souffert, je vais le changer grâce à mon amour…).
    Les violences vont s'intensifier ensuite, progressivement et inexorablement, elles vont tisser une toile d'araignée autour de la victime au fur et à mesure de son engagement dans la relation, dans son travail, et au fur et à mesure des efforts qu'elle va déployer pour s'adapter aux situations de violences, les anticiper, les éviter, y survivre en développant des capacités hors normes pour comprendre l'auteur.

     

    La victime de ces violences sera consciente des violences et de l'enfer qu'elle vit mais elle sera très efficacement prise au piège car :

     

    PHOTO CENSURÉE RÉALISÉE PAR MON CONJOINT QUI ME MALTRAITE DEPUIS 24 ANS

     

    Prise au piège d' une toile d'araignée, chaque esquive de la victime resserre l'étreinte destructrice.

    Photo Dan Rodgerson

     

     

    • ses analyses et ses émotions seront continuellement disqualifiées et niées par l'auteur (c'est pas si grave, tu exagères, c'est de la comédie, etc.).
    • l'auteur entretient un sentiment de culpabilité, d'incompétence et de dette chez elle de façon totalement construite (tu n’es bonne à rien, tu me rends malheureux, tu es folle, tu ne vaux rien, personne ne voudra de toi, avec tout ce que j'ai fait pour toi, sans moi tu n'es rien, tu as vu comme tu es moche…), ce sentiment l'empêche de penser que l'auteur n'a pas le droit de se conduire ainsi et qu'il le fait intentionnellement.
    • les violences répétées sont à l'origine de troubles psychotraumatiques qui entraînent un état de dissociation et d'anesthésie émotionnelle qui vont empêcher la victime de comprendre ses réactions et ses émotions. D'un côté, elle sait qu'il s'agit de violences graves, injustifiables mais, comme elle est coupée de ses émotions, elle doute. De l'autre, elle est submergée par des émotions incohérentes qui explosent pour un oui ou pour un non, qu'elle ne sait relier aux situations de violences et qui lui font craindre d'être folle. Cet état de doute, d'incertitude, de confusion permet à l'auteur de mettre en place une emprise, de la manipuler et de lui dicter ses émotions, de lui imposer ses pensées et de lui imposer un rôle dans sa mise en scène.

    Ces violences s'accompagnent de la mise en place d'un contrôle et d'une emprise permanente pour détruire la confiance en soi et l'estime de soi de sa victime. Cela passe par la critique systématique, par l'humeur, la colère, la menace, par la négation des perceptions, par le non-respect des besoins et des opinions, par la prise de décision unilatérale, par la manipulation affective, par l'argent, par le rejet de ses responsabilités sur l'autre, par la restriction des contacts avec les autres, par l'intimidation physique, par des humiliations à connotations sexuelles.

    Les violences psychologiques sont très destructrices, entraînant de très graves atteintes à l'intégrité psychique avec de véritables déstructurations assimilables à des morts psychiques ou pouvant pousser ses victimes au suicide, mais elles sont difficiles à prouver. Il est pour cela nécessaire de collecter des témoignages et de garder des preuves (lettres, messages téléphoniques, SMS ou mails).

    Site du Docteur Salmona : Mémoire traumatique et victimologie

     

     A lire également L'Enfant qui dormait dans la cave

    « De la mode et de ses codesL'enfant qui dormait dans la cave - Récit »

    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Janvier à 22:35

    Quel message ! Quelle souffrance ! Il ne faut pas avoir honte de la maladie ( dépression) qui est l'expression directe du mal être engendré par ce non amour, par ce harcèlement, par ce harcèlement psychologique. A la lecture de cet article j'ai compris que si je n'ai pas souffert de maltraitance pendant mon enfance je l'ai connue plus tard, mais il est vrai qu'on arrive mieux à se défendre quand on est plus âgé et qu'on a eu des parents aimant qui nous ont inculqué l'idée de fierté de soi. Malgré tout j'ai oublié tout ça et me suis retrouvée face à une personne qui a usé de la culpabilisation, de la confusion et du doute... J'ai mis 25 ans à m'en sortir. Je comprends donc encore plus aisément qu'il soit difficile d'avoir une estime de soi qui permette de s'en sortir quand on n'a pas été aimé par un ou ses parents , pire encore quand on a été martyrisé. Le parent construit l'adulte en devenir, quand les bases sont plus que bancales il faut réussir à réparer et j'imagine que c'est le travail d'une vie malheureusement... 

    Magnifique témoignage ...qui aidera surement beaucoup ! 

      • Samedi 14 Janvier à 09:05

        Peut-être ce témoignage s'il t'a permis de prendre conscience de ta propre maltraitance t'aidera à panser les plaies s'il y en a encore en remettant à leur juste place les responsabilités.

        Je suis très touchée par tes mots. Je t'en remercie.

        Il n'y a pas lieu d'avoir honte. Mais pendant toutes ces années de dépression, j'étais dans la confusion quant à la réalité et à la gravité de la maltraitance que j'ai subie. Personne, ni dans ma famille restreinte (mes parents, sachant que mon père m'a soumise à d'autres épreuves de maltraitance, mon frère et ma sœur), ni mes grands parents, cousins, oncles et tantes dont j'étais totalement coupée, ni dans l'entourage scolaire, sachant que je n'avais pas d'amis selon la volonté maternelle, ne m'a soutenue et protégée. Ma mère a cultivé la honte en moi et mon premier mari, avec qui elle était dans un jeu de séduction, aussi.

        Ce n'est qu'à 41 ans que j'ai rompu les relations avec ma famille afin de me soustraire au harcèlement maternel qui se poursuivait. J'avais tenté auparavant de me distancier d'elle, mais les personnes à qui j'en parlais me culpabilisaient ne comprenant ma situation et ma mère était dans ce jeu de séduction propre aux harceleurs pour garder leur proie.

        Depuis les plaies ne sont pas encore guéries intégralement, elles sont même pour beaucoup encore très sensibles, mais ma mère ne peut y ajouter de couches supplémentaires de souffrance puisqu'il n'y a plus de rencontre. La très grande souffrance crée une hypersensibilité et une forte vulnérabilité. Les réactions paraitront alors exacerbées dans la méconnaissance de ce qui a été vécue et de ses impacts.

        Ma mère est morte récemment. Les autres membres de la famille en sont fortement soulagés. Mon père a trouvé une légèreté nouvelle. J'ai eu des relations avec ma famille en raison du décès. Mais je continue à me sentir étrangère après 16 ans de coupure des relations sans un signe de leur part. Et je reste prudente. Personne n'a tenté de me protéger. Et chacun a apporté sa part à ma condamnation du temps du règne de ma mère.

      • Dimanche 15 Janvier à 14:48

        Je te souhaite de continuer doucement ton cheminement vers le bien être ! pas facile en effet de couper les ponts avec la personne harcelante...

      • Dimanche 15 Janvier à 18:49

        Le travail en cours est moins de couper avec ma mère que de me construire une identité positive, de me faire confiance, de reconnaitre quand j'ai raison, d'être sûre d'avoir le droit d'être protégée, de trouver les comportements qui éloignent les personnes à motivations malveillantes. Le travail à faire c'est de savoir qu'il y a une place bonne pour moi quelque part et de me savoir aimable... Donc quand je suis quelque part de prendre ma place en confiance.

    2
    Samedi 14 Janvier à 07:56

    ... Oui, magnifique témoignage. Heureux que tu es pu trouver la paix... que tu puisses enfin avoir trouvé le recul nécessaire qui aide parfois à lécher ses plaies.

    Bises bleue ébouriffé 

    3
    Samedi 14 Janvier à 09:26

    Hello Denis,

    Oui, je commence tout doucement à aller mieux. Les périodes de dépression raccourcissent. Je trouve les ressources pour les accepter et  recharger les batteries pour qu'elles s'en aillent, furtivement, sans me laisser dans un désarrois intense. Je laisse couler les larmes doucement. Elles me nettoient et soignent la douleur en l'emportant.

    Puis je vais prendre un bain de nature, une bonne douche d'arbres et de plantes, de chants d'oiseaux et de neige sur les branches. Et alors j'aime la vie.

    J'accepte de vivre mes angoisses, laisse dans la boite les anxiolytiques pour comprendre quelles peurs profondes parlent. J'accompagne leur écoulement vers l'air libre. Ça passe et je suis heureuse d'avoir diminué ainsi leur impact.

    En même temps, je ne force pas. J'y vais dans la douceur et la bienveillance avec moi-même, l'opposé de ce que j'ai appris. Je commence à prendre soin de moi dans le respect de mes capacités, sans exigences exacerbées et sans violence.

    Et je comprends de mieux en mieux pourquoi face à certaines personnes malfaisantes, je suis démunie. Je ne m'en veux plus. Je réfléchis aux méthodes pour m'en protéger. Comment ne pas leur faciliter l'emprise et la violence sur moi.

    Je n'en suis pas encore à leur tenir tête avec aplomb. Mais peut-être un jour, sait-on jamais ?

    4
    Samedi 14 Janvier à 22:08

    bonsoir Bleu ébourriffé
    se connaître et comprendre , tu as fait beaucoup de chemin !
    j'en suis contente pour toi
    chaque situation est particulière, chaque individu également
    oui prendre soin de soi pour ensuite être capable de donner et partager .. un médecin m'avait donner ce conseil un jour
    bises

      • Dimanche 15 Janvier à 18:50

        Tu as raison, se donner le droit de prendre soin de soi et continuer le travail tant que la guérison n'est pas atteinte...

    5
    Dimanche 15 Janvier à 21:26

    Témoignage troublant. Je sais que ça existe, mais je n'arrive tellement pas à admettre qu'une mère soit à l'origine de tels actes ! Il m'est arrivé de dire à certains jeunes que j'ai croisés, que c'était à eux de décider de qui ils voudraient être, et que ce n'est pas parce qu'ils avaient l'un de leur parents de mauvais qu'ils le seraient forcément eux aussi. Mais que le combat doit être difficile ! Déjà que certains enfants dont les parents sont merveilleux, passent leur temps à se dévaloriser...   Je te souhaite vraiment d'arriver à te dire que tu as ta place sur cette terre, comme n'importe qui, que tu as le droit d'avoir des envies et droit au respect par dessus tout.

      • Jade
        Lundi 16 Janvier à 13:28
        Je te remercie 0paline pour ta contribution qui démontre comment le doute et l'intédition ďe se défendre sont maintenues chez la victime. Lui faire croire qu'elle exagéré les faits c'est la fragiliser un peu plus. Luil faire croire qu'elle est médisance et ingrate. C'est une situation dans laquelle la victime est fréquemment car le persécuteur excelle à développer face à l'extérieur un paraîtte chaleureux affable et généreux. D'autre part dire à des jeunes c'est vous qui choisissez à qui vous ressemblez montre une méconnaissance gênante des travaux de psychogenealogie sur la transmission inconsciente des places et des rôles dans les familles sur des générations. Cela montre une ignorance de la difficultés et de la longueur du travail thérapeutique pour les personnes qui ont le courage et la ténacité d'entreprendre un tel travail. J'espète que les jeunes à qui tu as dit cela ne t'ont pas prise au sérieux et ne se sont pas dévalorise d'être en échec face à ton injonction pour le moins inappropriee.
    6
    Mardi 17 Janvier à 20:59

    Opaline et jade il y a du vrai et du faux dans vos deux propos. je comprends Opaline quand elle dit qu'elle a du mal à concevoir qu'une mère puisse être à l'origine de tels actes, oui, ça paraît tellement incroyable, mais pourtant c'est vrai, il y a des mères qui détestent leur enfant et qui le leur disent. Pourquoi ? Il y a diverses raisons possibles. j'ai connu une mère qui était tombé enceinte sans le vouloir de son deuxième, elle a tout fait pour arrêter la grossesse sans y parvenir, elle le disait à qui voulait l'entendre et devant son fils ! Elle n'aimait pas son fils qui pourtant n'était pas responsable. la situation était horrible, l'enfant était épouvantable avec elle . 

    je plussoie Jade quand elle dit que :" le persécuteur excelle à développer face à l'extérieur un paraître chaleureux affable et généreux.", c'est tout à a fait le cas, mon harceleur était très populaire et aimé de tous !

    Ensuite Opaline n'a pas tort de dire qu'on peut choisir son destin, après il y a façon et façon de le dire ou de le faire comprendre mais il est vrai que pour trouver le bonheur ou la solution à son problème il faut s'en donner les moyens, je ne dis pas bien sûr que c'est hyper facile, moi, j'ai mis plus de 20 ans à l'admettre, le comprendre et le réaliser, ouf !  

    Conclusion : Ces situations sont traumatisantes pour la personne, il faut beaucoup d'énergie et d'aide pour s'en sortir et je compatis vivement. 

    7
    Mercredi 18 Janvier à 14:08

    Le Docteur Muriel Salmona précise que les troubles psychosomatiques particulièrement graves et / ou répétés peuvent laisser des séquelles importantes à vie. Le diagnostic de troubles de l'humeur est souvent  irréversible, par exemple. D'autre part quand les violences ont lieu sur des enfants de façon prolongées, elles risquent de laisser des traces beaucoup plus profondes et perturbantes, durant toute leur vie, d'autant plus s'ils sont isolés et qu'aucun adulte ne leur apporte de réconfort durant leurs années de maltraitance.  Il risque, adulte, de prolonger le seul type de relation qu'il a connu enfant avec son conjoint, réalimentant sans cesse les blessures.

    Ton expérience, Virevolte, a eu lieu alors que tu étais adulte et avait pu te construire une personnalité intérieure positive du fait de parents aimants. Malgré ce socle d'amour de toi et de confiance en toi, tu as mis 20 ans pour t'en sortir.

    Le Docteur Samona écrit :

    Le psychotraumatisme est  l'ensemble des troubles psychiques immédiats, post-immédiats puis chroniques se développant chez une personne après un événement traumatique ayant menacé son intégrité physique et/ou psychique.
    Ces troubles peuvent s'installer durant des mois, des années voire toute une vie en l'absence de prise en charge, ils entraînent une grande souffrance morale liée à des réminiscences (mémoire traumatique) avec la mise en place de conduites d'évitement (pour y échapper : phobies, retrait), des conduites d'hypervigilance pour tenter de les contrôler et des conduites dissociantes pour tenter de les auto-traiter (conduites à risque et conduites addictives anesthésiantes).

    Ce sont des troubles psychiques qui présentent une forte prévalence sur la vie entière, de 5 à 6 % pour les hommes, de 10,5 à 13,8 % pour les femmes.

    • Il s'agit de troubles psychologiques méconnus, sous-estimés, fréquents, graves, durables, qui vont peser lourdement sur la santé des victimes traumatisées et sur leur avenir affectif, social et professionnel.
    • Difficiles à diagnostiquer car masqués par une comorbidité (des troubles psychiques et organiques associés) au premier plan
    • Représentant un enjeu majeur de santé publique et un grave problème de société

    On distingue deux types de psychotraumatismes :

    • Psychotraumatismes de type I quand l'événement est unique (accident, attentat, incendie, catastrophe naturelle...)
    • Psychotraumatismes de type II quand l'événement est répété ou durable (maltraitance physique psychique et/ou sexuelle de l'enfance, violences conjugales).

    Les différents types de traumatismes sont :

    Traumatismes non intentionnels :

    • Catastrophes naturelles et industrielles
    • Accidents, incendies...
    • Deuils violents, maladie grave

    Traumatismes intentionnels :

    • Violences collectives : d'états, guerres, génocides
    • Violences extérieures: délinquance, agressions, viols, prises d'otages, attentats, homicides
    • Violences institutionnelles, au travail
    • Violences intrafamiliales : maltraitance, violences conjugales, inceste

    Ces troubles psychotraumatiques sont méconnus, sous-estimés, rarement dépistés et diagnostiqués par les professionnels de la santé qui n'ont pas été formés pendant leurs études médicales à la psychotraumatologie et à la victimologie, et qui ne le sont toujours pas.

    Or la prise en charge des troubles psychotraumatiques et de leurs conséquences est essentielle et doit être la plus précoce possible, ce qui la rend d'autant plus efficace, et permet d'éviter des vies fracassées et d'arrêter un cycle de violences subies ou agies qui se produisent de générations en générations.

    Ce sont des conséquences normales et habituelles des situations de violences, elles ne sont pas dues à des caractéristiques intrinsèques de la victime, toutes les victimes de violences peuvent développer ces troubles.

    La prévalence des psychotraumatismes sur la vie entière est de 5 à 6 % pour les hommes et de 10,5 à 13,8 % pour les femmes.

    Les troubles psychotraumatiques surviennent

    • quand la situation stressante ne va pas pouvoir être intégrée corticalement, on parle alors d'effraction psychique.
    • les traumatismes qui sont susceptibles d'être à l'origine de psychotraumatismes sont ceux qui  vont menacer l'intégrité physique (confrontation à sa propre mort ou à la mort d'autrui) ou l'intégrité psychique : situations terrorisantes par leur anormalité, leur caractère dégradant, inhumain, humiliant, injuste, incompréhensible (l'horreur de la situation va être à l'origine d'un état de stress dépassé, représentant un risque vital)‏.

    Ils sont liés à des mécanismes de sauvegarde exceptionnels, psychologiques et neurobiologiques, déclenchés lors du stress extrême et du risque vital que génère le traumatisme, ces mécanismes sont responsables d'une déconnexion du circuit de réponse au stress entraînant une mémoire traumatique, une dissociation avec anesthésie affective et physique.
    Ces troubles psychotraumatiques :

    • vont être à l'origine des conséquences les plus graves, les plus fréquentes des violences sexuelles.
    • vont être à l'origine d'un état de souffrance permanent.
    • vont transformer la vie des victimes en **«un enfer», «un état de guerre permanente», «sans espoir de s'en sortir».

    Ce sont des conséquences normales de situations anormales

    1) Les troubles psychiques spécifiques se répartissent en :

    • état de stress aigu, détresse, avec ou sans une dissociation péritraumatique, troubles psychotiques brefs, jusqu’à 1 mois après le traumatismes.
    • état de stress post-traumatique (>1 mois), chronique (>6 mois), différé, avec la triade pathognomonique
      1. syndrome de reviviscence = mémoire traumatique : pensées récurrentes sur les violences, ruminations, souvenirs intrusifs de tout ou partie de l'événement ( sensations douleurs, bruits, paroles ), agissements soudains comme si l'événement allait se reproduire, flash-back, illusions, rêves répétitifs, cauchemars, vécus intensément avec une forte angoisse et détresse, l'accouchement peut être une situation de réactivation des réminiscences.
      2. syndrome d'évitement : évitement phobique de toutes situations se rapportant au traumatisme ou pouvant rappeler l'événement, évitement de la pensée, développement d'un monde imaginaire ; évitement de toute situation douloureuse ou stressante, émoussement des affects, désinvestissement des relations interpersonnelles, perte de l'anticipation positive de l'avenir.
      3. syndrome d'hypéractivité neuro-végétative : hypervigilance, état d'alerte et de contrôle, sursaut, insomnie, réveils nocturnes, hypersensibilité, irritabilité, colères explosives, troubles de la concentration et de l'attention.
    • symptômes de dissociation souvent importants : état de conscience altérée, troubles de la mémoire, de la concentration, de l'attention, sentiments d'étrangeté, d'être spectateur de sa vie, dépersonnalisation, compagnon imaginaire.
    • état de stress post-traumatique complexe : proposé pour décrire les conséquences chez des victimes de violences interpersonnelles répétées sur une longue durée (Trauma de type II de Terr). Il est défini par plusieurs critères, dont certains font aussi partie de la personnalité limite :
      1. une altération de la régulation des émotions avec une impulsivité marquée et des comportements auto-destructeurs.
      2. des perturbations de l’attention ou de la conscience, pouvant entraîner des épisodes dissociatifs.
      3. une altération de la perception de soi, avec des sentiments permanents de honte ou de culpabilité, et un sentiment de vide.
      4. une altération de la perception de l’agresseur, qui peut être par exemple idéalisé.
      5. des relations interpersonnelles perturbées, avec une incapacité à faire confiance ou à avoir une relation intime avec autrui.
      6. des symptômes de somatisation.
      7. des altérations cognitives avec une perte d’espoir.

    2) Les troubles psychiques associés, souvent sur le devant de la scène

    Ce sont des :

    • troubles de l'humeur : présents dans 50% des ESPT (état de stress post-traumatique), dépression, épisodes maniaco-dépressifs.
    • troubles anxieux : anxiété généralisée , crises d'angoisse, attaque de panique, phobies, agoraphobie, phobies sociale, troubles obsessionnels compulsif.
    • troubles de la personnalité : personnalité limite (border-line), asociale.
    • troubles du comportement auto agressif : tentatives de suicide (x10 en cas d'ESPT par rapport à la population générale), automutilation.
    • troubles addictifs : consommation de drogues , d'alcool, jeux (alcool chez 52 % des hommes et 28 % des femmes et de consommation d'autres substances psychoactives chez 35 % des hommes et 27 % des femmes).
    • troubles des conduites : conduites à risques, fugues, conduites d'hypersexualité, marginalisation, conduites violentes.
    • troubles du comportement alimentaire : boulimie, anorexie.
    • troubles du sommeil : narcolepsie (somnanbulisme, hallucinations narcoleptiques, paralysies du sommeil, cataplexie, hypersomnolence diurne)
    • troubles de la sexualité.
    8
    Auria
    Vendredi 20 Janvier à 21:52

     

     

    J'ai écouté récemment une émission avec Murielle Salmona. J'étais atterrée de voir à quel point je me reconnaissais dans certains témoignages. C'est encore difficile aujourd'hui malgré tout ce que je sais. Mais de ce que j'ai vécu, je retiens certaines choses essentielles :

    - Les livres de sagesse (comme tes livres de chevets, Bleu) sont précieux. Parce qu'ils sont « près des cieux », ils nous rapprochent de nous-même.

    - Un enfant qui se dévalorise, n'a pas des parents « merveilleux ». S'il est aimé pour ce qu'il est et non pour ce que l'on voudrait qu'il soit, l'enfant apprend à accepter ses faiblesses autant que ses forces. Quand on veut le meilleur pour son enfant, il n'est pas facile d'éviter de projeter sur lui ses propres attentes.

    - J'encourage mes enfants à regarder en face l'héritage transgénérationnel que nous leur avons transmis pour pouvoir s'en libérer en prenant conscience de leur mode de fonctionnement induit par cet héritage. Je leurs ai d'ailleurs demandés pardon pour les actes de maltraitance que j'ai commis envers eux.

    - Je crois fermement que celui qui maltraite est aussi dans une grande souffrance. Que l'amour peut le sauver. Mais cela suppose de reconnaître avant tout sa propre souffrance pour pouvoir dire non. C'est lorsque j'ai commencé à dire NON, sans cesser de l'aimer, que mon époux a pris conscience de la gravité de ses actes et de ses mots ainsi que de leur impact sur moi et sur les enfants et qu'il a entrepris une metanoïa. Souvent, cependant, le seule solution est de s'éloigner de la personne maltraitante et de renoncer à être « bien considéré » par l'entourage. Dire NON est parfois le plus bel acte d'amour que l'on puisse poser pour soi et pour l'autre, qu'importe ce que l'autre en fera, ou en pensera. Dans ton cas, Bleu, comme dans les témoignages entendus, il ne pouvait être question de vivre auprès des personnes maltraitantes, ou même de survivre.

    - Un vase brisé et recollé n'est certes plus le même, mais il est de nouveau un vase. Un contenant près à accueillir, à recevoir l'amour juste qui sera donné. Je cherche encore à savoir ce que devient un vase brisé en tant de morceaux qu'il ne peut être recollé.

    - derrière chaque faiblesse, il y a une force dont il faut prendre conscience. Un vase brisé, est un contenant qui, lorsqu'il a accueilli la lumière, la laisse passer par ses fissures. Ce qui s'écoule de ces fêlures, de ces déchirures fait germer des endroits comme celui-ci, La beauté de l'être, de l'âme s'épanouit alors, d'une manière ou d'une autre, comme dans la peinture, l'écriture, ou la relation à l'autre.

     

    Heureuse de te lire à nouveau, Bleu. Cela signifie que le vent a faiblit, que certaines forces sont disponibles pour le partage. Mère Nature sait comment prendre soin de nous si nous prenons la peine de nous mettre à l 'écoute… Parfois, le vent n'a d'autre but que de faire le ménage. Il emporte les feuilles mortes, déracine les arbres morts ou les arbres malades…

     

     

     

     

     

      • Dimanche 22 Janvier à 12:50

        Bonjour Auria.

        Je te remercie pour ton témoignage très sensible  et touchant. Il m'émeut profondément, écris dans la poésie si émouvante qui est la tienne.

        J'ai emménagé depuis quatre ans dans un village. Les plantes, les oiseaux et la petite faune de mon terrain, ainsi que les bâtiments sont la proie d'un individu malveillant qui, par moment, peut passer toutes les nuits pour réaliser une dégradation.  Le harcèlement connu enfant continue sous une autre forme. J'ai eu récemment connaissance d'une association de victimes. J'ai rendez-vous avec un psychologue. Cela va sans doute m'aider à mieux gérer cette situation et à trouver les moyens d'action qui me permettront de mettre un point d'arrêt à cette nocivité. Cela fait partie des éléments de la tempête force 7. J'ai pu déposer plainte auprès d'un gendarme qui s'est déplacé pour constater les dégâts.  J'attends de savoir quelles suites seront données par le tribunal.

        J'ai décidé de faire de cette situation le moyen d'apprendre à me défendre sans rester dans le huis clos des actions de l'agresseur. Je découvre progressivement le droit d'exister en paix avec moi-même sans me sentir coupable des agressions que me font subir des personnes négatives et mal intentionnées. J'apprends aussi à donner toute sa valeur au travail de création de lieux de vie que je réalise sur mon terrain et à en éprouver de la fierté.

        Bise à toi. C'est avec grand plaisir que je t'ai lue.

    9
    Mardi 21 Février à 10:22

    Bonjour Bleu ébouriffé,

    Je viens juste te faire part de ma compassion et te souhaiter tant de courage pour continuer à avancer et guérir de tes blessures. Mais du courage tu n'en manques pas pour continuer à survivre.

    Puis-je me permettre un conseil ?

    Un art-thérapeute me parait tout à fait opportun pour toi. En contactant l'Inécat à Paris 01 46 36 12 12 , ils pourront certainement t'indiquer quelqu'un de qualité dans ta région. Tu peux également visiter leur site, inecat.org

    De tout cœur,
                                      Annie

    10
    Mardi 21 Février à 20:20

    Merci beaucoup pour ton empathie qui me touche. L'art est effectivement pour moi une ressource précieuse pour exprimer ce qui m'habite que ce soit de la souffrance ou de la joie, la beauté des fleurs ou les contes de mon imagination.
    Marie

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :