• Il y a des jours comme des larmes de palme

    Des grains de sable en coulis de fraise

    Un parapluie de semences pour retenir les libellules

    Un adieu aux morts déployant des azurs zéphyrins

    Il y a des jours sans queue ni tête

    Les mots jouent à l'absurde sur un air de poésie

    Il y a des jours comme des soleil roses

    Déployant des océans de dunes

    Aux couleurs du rêve

    Il y a des jours comme la naissance d'un papillon

    Une balafre de joie en travers du coeur

    Et des douceurs de bonheur au milieu de l'été


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  •  J'ouvre avec plaisir Bleu Ébouriffé à l'œuvre numérique de Dan Rodgerson qui met en scène le Mont Saint Michel.

    Je ferme Bleu ébouriffé, le blog du soin de mes bleus à l'Âme, à Dan Rodgerson qui n'est autre que mon conjoint, l'homme qui me maltraite depuis 24 ans. Je l'ai publié sous son pseudo. Il révèlera lui-même sa véritable identité s'il a le courage d'assumer ses actes.

     

    J'aurais dû me méfier car en arrivant en haut du Mont Saint Michel, le paysage,   tout en m'étant familier, avait pris des teintes étranges.

     

     PHOTO CENSURÉE

     

      Mais résolument, j'ai continué ma route.

     

     

    PHOTO CENSURÉE

     

     

    Qu'allait-il se passer lorsque je m'approcherai du rond des sorcières ?

     

    PHOTO CENSURÉE

     

    Le ciel bas et sombre, les eaux noirâtres bouillonnant sous la glace  provoquèrent en moi des frissons de frayeur.

     

     

    Et c'est alors que...

     

    L'arbre embrasé nous chuchota des formules étranges venues des affres des temps anciens. Et...

     

     

    Sur le chemin des sorcières - J'aurais dû me méfier - Dan Rodgerson - Numérique

    Je me retrouvai glacé d'épouvante.

     

    sI SEULEMENT? IL POUVAIT L’ÊTRE AU CONSTAT DE CE QU'IL EST DEVENU

     

     


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  • Le noir des tranchées saupoudre de papillons blancs les fleurs du chemin

    L'éclat brun des poupées vertes jaillit au cœur de la nuit

    Semée de gravillons, de brisures de verre, de brûlots, de charbon

    Les sentes champêtres exhalent des odeurs d'outre-tombe

    Le rouge-queue, la mésange, l'alouette s'emplissent des frimas de l'automne

    L'hiver s'abat sans bruit dans un silence fracassant.


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  • Convier le vent à emporter les nuages. Se hausser sur la pointe des doigts de pied, mouillés de rosée, bercés de fraicheur. Regarder là-haut, tout là-haut. L'air pur. La transparence.


    Voir passer l'oiseau d'un jet rectiligne, sans faille. Vif. Tranquille.


    Appeler la bruine, la brume.

    Perdu. Noyé. Incertain, hésitant.

    Confus.

    Sans direction. 

    S'asseoir. S'emplir. Se poser. S'apaiser.


    Héler la rivière. Qui charrie le limon. Roule les boues. Nettoie les rives. Héler la rivière. Regarder la force du courant.

    De gros bouillons détricotent les amoncellements.

    Monter sur un rocher. Laisser passer la crue.
    Évoquer la Source. Boire, se vivifier et se nourrir de lumière.


    Convier le vent à emporter ses nuages. Voir venir l'orage tranquillement. Au-dessus du ciel bas, le soleil nous attend.


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  • Ce poème a été inspiré par des photos de Rêves de Plume

    Les arbres roulent leur bosse à travers les siècles
    Entassent rides et lichens sur leurs troncs vénérables
    Récoltent les cicatrices de scies intempestives
    Vibrent des racines de la terre à la couronne des cieux
    Accumulent leur sagesse en boules naturelles
    Et l'offre généreusement à qui sait les écouter
    Les arbres présentent leur bosse en offrande au temps.


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  • L'oiseau assoiffé de verticalité

    Regarde le monde qui chavire


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  • On a tous une fragilité en nous

    Une écaille de poisson fichée dans notre sève

    Un doudou oublié quelque part

    Des cailloux en travers de notre chaussure

    Des non coincés au fond de nos vallées

    Un chaton disparu

    Des larmes comme des piqûres d'abeille

    Une grand-mère aux mains trop rêches et aux poches vides

    Des coups de pieds en guise de câlin

    Un grand frère trop intelligent

    Un nuage posé dans notre ciel

    Un cœur fêlé comme une vieille branche

    On a tous besoin d'Amour

    D'un oiseau qui chante dans notre jardin

    D'un rayon de soleil sur notre prairie

    D'une source gazouillant à l'orée de nos forêts.

    On a tous besoin d'Amour

    On a tous une fragilité en nous qui fait jaillir nos arc-en-ciel

    On a tous au fond de nos armoires

    Sous un tas de mouchoirs oubliés

    Des trésors magiques qui sommeillent

    La montre à gousset d'un grand-père

    L'aquarelle d'un arrière-grand-oncle

    Une dentelle réalisée à la main dans la nuit des temps,

    On a tous enfouis au fond de nous une cabane de jardin

    Construite à l'époque des culottes courtes

    Elle est enfouie loin, très loin

    Les grands l'ont demandé

    On croit que c'est ça de grandir

    Dans la cabane, il y a

    Des jonchées de bonté, une cascade de rire,

    Une grosse marmite d'optimisme

    L'art de créer la beauté,

    Un air de guitare, une mélodie pour mandoline,

    Un tableau rayonnant comme un coucher de soleil sur la mer

    Un chant à faire pleurer les libellules,

    Un poème d'où bondissent des perles d'or

    On a tous au fond de nous une cabane à merveilles

    Un arc-en-ciel à nourrir.


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  • Laisser le temps d'hier
    Se perdre dans le courant de la rivière


    Un clin du ciel chante à la treille

    Un nuage léger, léger ombre la table en fer ouvragé

    La brise effleure un bras doucement bronzé

    Un enfant rit dans l'éclat du soleil

    Dans la rivière, la labradorite scintille

     

     


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  • Le printemps s'essaie à des rires d'été
    Tandis que les larmes de l'azur
    Cachant les sourires de la lune
    S'amusent à colin maillard.
    Je te cherche
    parmi les brins d'herbe
    Y trouve l'araignée
    Et la sauterelle
    Je me mire dans la mare du jardin
    Tes yeux n'y sont pas
    Je hume la brise
    Ton parfum est absent
    Un long cheveux blond
    Accroché au poteau
    Es-ce le tien ?
    J'écoute le vent
    Il me parle de silence et d'absence
    Il se tait. Recroquevillé.
    Sans mots.

    J'arrête une libellule
    Lui confie
    Une attention, une douceur
    Un murmure à son aile gauche
    Près de son cœur, près de sa bouche
    "Si tu la vois,
    Dis lui que je suis là pour elle
    Comme elle est là pour moi."


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  • Une puissante vague s'élève au-dessus de la prairie rase
    Une dentelle en rondeur borde les larges nappes lissées
    Aux teintes nuancées de gris clair
    Le mouvement autoritaire de l'agrégat accable la végétation malingre
    Le vent modèle la sculpture aérienne se jouant de sa masse
    L’œuvre éphémère bientôt se dispersera
    Jetant quelques perles d'eau sur la terre aride.


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