• Les papillons ont éclaté soudain dans la brume

    Une fragrance pastel résonne au lointain

    Le portillon déhanché laisse tomber son loquet


    6 commentaires
  • L'hiver baille et s'engourdit

    Le bourgeon soulève une paupière

    Le semeur danse dans l'azur


    6 commentaires
  • Printemps - Branche de fleurs roses - Aquarelle

     

     

    Éclats de pétales

    Trilles mélodieuses

    Bouchées de soleil,

    Frétillement de pluie

    Premiers bourdons

    Lézards déhanchés

    La nature sourit

    La sève nouvelle monte

    Les feuilles verdissent

    Le rire de la forêt

    Se mêle à la joie  de l'enfant.

    Quête des oeufs

    Renouveau.

    Que la vie illumine nos yeux

    Et fasse chanter nos cœurs.

    Il y a dans l'air une douceur de bonheur.

     

     


    11 commentaires
  • Pour que chacun ait une place

    Que la dignité et le respect

    Soient les signes de nos rencontres

    Que le monde soit une patrie

    Où l'un et l'autre puissent voyager,

    S'installer et fructifier sans barrière

    Que la tolérance et l'amour

    Guident rites et croyances

    Puisque l'humain à ces mamelles se nourrit

    Que les vieux et les mâtures

    Offrent leur confiance à la jeunesse

    Et puisent dans sa vitalité

    Et son ouverture

    Les piliers d'un nouveau monde

    Où les mots démocratie, fraternité,

    Égalité feront vivre leur beauté

    Au cœur de chacun.


    8 commentaires
  • Heurt violent.

    Nuit.

    Rochers fracturés.

    Persiennes et rideaux baissés.

    Refuge douloureux.

    Secousses.

    Une voix.

    Une main.

    Une écoute.

    Des visites discrètes.

    Je ne suis plus seule dans ma nuit.

    Présence.

    Bienveillance.

    Accueil.

    La lumière pénètre la nuit.

    Merci.


    2 commentaires
  • La forêt de marches s’enroule sur ses arrêtes taillées à la serpe,

    soulignées d’un trait sombre.

    Une poudre d’ocre a déposé sa douceur naturelle

    sur les aspérités rugueuses comme un voile ténu.

    La déchirure du charbon barre l’aménité diffuse.

    La force mâle déploie sa puissance de colonne.

    La lumière joue avec la glèbe.

    C’est le temps de la terre.

     


    votre commentaire
  • Mars.

    Ce sont les dunes.

    Le vent est frais.

     

    Quelques herbes rases.

    Le bruit du ressac au loin.

    On a délicieusement froid.

    On court les jambes retenues par le sable

    Avant de s'effondrer en riant.

    Notre bouche crisse.

    Nos yeux s’irritent.

    Encore une fois, on a fait les fous.

     

    On rentre les yeux brillants

    Nettoyer ce corps à l’émeri.

    Boire un chocolat fumant.

    En chaussons.

    C’est si bon.

     

     


    votre commentaire
  • Comme un voyage…Ce serait…

    Des ports d’ocre épicé, des collines aux trilles légères, des vallons cannelle, des crevasses charbonneuses, des ressacs odorants, des arêtes pulvérulentes, des criques couleur nuage, des vents terre de sienne, une neige incandescente,

    Comme le vol d’une libellule

    … ou le feulement d’un lynx.


    2 commentaires
  • Le paradis

    C'est une légèreté indigo

    Comme une sirène à la mer


    votre commentaire
  •  

    Je la voyais descendre les quelques marches du perron.

    La regardais s’envoler légère,  au-dessus de l’escalier,

    Se poser dans l’allée du jardin.

     

      Ravissement.

     

    Son pied, qu’elle avait menu et gracieux,

    Se lovait sur le sol en un mouvement souple.

    Sa cheville fine se ceignait d’un bracelet liane.

     

    Elle sortait ce soir comme tous les soirs

    Portant un fourreau fluide qui la moulait sans exagération.

    Une de ces choses extrêmement réussies, à la taille basse.

     

    Les courbes discrètes de son long corps

    Dessinaient la structure du tissu

    En un plissé délicieux.

     

    Encore une fois, elle m’échappait.

    Rien n’avait été dit entre nous.

    Et rien ne serait dit.

     

     

    Je restais ainsi à l’observer depuis la fenêtre.

    Soir après soir, elle disparaissait 

    Pour aller se jeter dans les bras d’inconnus

    Toujours autres.

     

    Elle revenait de ses évasions sensuelles et tendres,

    conquise.

    Ses yeux langoureux brillaient d’un éclat sauvage.

    Le parfum de sa peau mêlé aux effluves de transpiration

    Trahissait l’embrasement de sa passion.

     

    Elle était désirable à me rendre fou.

     

     

    Je retenais une longue plainte.

    Ne disais rien.

    La regardais se déshabiller

    En longs mouvements coulés.

     

    C’est elle qui orchestrait nos échanges.

    Et pour le moment,

    Elle n’était pas décidée à se donner.

     

     

    Elle enlevait ses atours

    Qui s’étalaient sur le sol.

    S’éloignait vers la baignoire.

     

    Le métronome de ses deux croissants de lune

    Se balançait de gauche à droite,

    De droite à gauche.

     

    … J’entendais le clapotis de l’eau...

    Voile translucide. 

     

    … Enfin, elle s’approchait de moi.

    Nue, elle avançait ses longs doigts

    Et les posait sur mes touches noires et blanches

    Charnelle.

     

    Toutes mes fibres se mettaient à vibrer,

    M’autorisant à lui dire combien je l’aimais.

      Elle m’entrainait

    De son doigté ferme et puissant

    Dans l’alcôve de nos symphonies

    Où, pour elle, je mourais d’amour.

     

     

    Voir l’œuvre qui a inspiré ce poème, ici


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique